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Les Mondes De Ralph Critique Essay

Publiée le 31/08/2015

Les Mondes de Ralph est le tout premier classique d’animation Disney que j’ai été voir dans une salle de cinéma. Mais c’est aussi l’un des plus exceptionnel pour être une adaptation cette fois non pas d’une œuvre littéraire en particulier comme beaucoup de Disney tel que La Belle et la Bête tiré du roman du même nom, Aladdin avec Les contes des 1001 nuits, Le Roi Lion avec Hamlet de Shakespeare ou encore Tarzan adaptant justement l’histoire de l’homme-gorille sur grand écran. Je ne pense même pas qu’on parle d’une adaptation en particulier puisque ce film est un concentré de tout un univers vidéo-ludique principalement tiré du charme des jeux vidéo rétro, le genre de jeu vidéo vieux jeu mais qui inspire beaucoup de sympathie auprès des fans du genre. L’année de sa sortie, quand j’ai vu la première bande-annonce avec le groupe de méchant de jeu vidéo dont Bowser, le général Bison, Robotnik ou encore le fantôme de Pac-Man réuni dans une séance de méchant anonyme de jeu vidéo, j’étais tout excité et c’était ma grosse période jeu vidéo à ce moment là. Voir autant de personnages iconiques du monde du jeu vidéo, que ça soit les héros ou antagonistes de jeu vidéo, c’était juste énorme, mais ça pouvait aussi être un ratage si le mélange et l’histoire était mal dosée. Et comme, une fois encore, je m’intéressais pas de si près que ça au cinéma, j’ai été assez con pour préférer, à ce moment, au terme de 2012 Rebelle de Pixar à Les Mondes de Ralph (et bien que j’apprécie ce Pixar, il est loin des meilleurs et je ne lui aurais pas attribué l’oscar en ce qui me concerne vu la concurrence). Dans le cas du classique d’animation Disney, la promotion autour du film n’était pas aussi forte que leur précédent classique Raiponce, on avait bien eu une grosse promotion lors des JO de Londres avec deux des acteurs du casting original doublant Felix et Calhoun, je n’ai pas le souvenir que la campagne autour du film était très poussive. Mondialement, le film s’en est tout de même vraiment bien tiré, que ça soit avec la critique américaine ou chez nous les baguettes fraîches, mais ce n’est pourtant pas le Disney que l’on retient le plus parmi ceux de cette nouvel âge d’or des studios aux grandes oreilles, surtout face à Raiponce ou La Reine des Neiges, ou même encore Les Nouveaux Héros plus récemment. Et pourtant, non seulement je trouve que le défi de Disney est largement relevé, mais en tant de fan du jeu vidéo j’ai passais une heure et demi de plaisir malgré le peu de reproche qu’on peut lui faire. Passons tout d’abord, histoire de garder les bonnes habitudes, aux personnages avec notre antihéros sans mauvais jeu de mot, Ralph La Casse, la version humaine de Donkey Kong et personnage principal de son jeu depuis plus de 30 ans, dont le seul rôle en tant que méchant est de détruire l’immeuble à chaque partie et pour ne pas aider, Spoiler: il n’a même pas la sympathie des personnages de son jeu, il en est même détesté et isolé de tous dans une version jeu vidéo d’une décharge et ne demande qu’à être aimé de tous. C’est déjà pas mal du tout en soi pour s’attacher à notre bon gros tas de muscle en salopette. Et quand on le met avec Vanellope, ça devient beaucoup plus intéressant que ça ne l’est déjà. Le fait même qu’il soit dans cette situation dés le départ renforce notre empathie envers lui, et voir que Disney a réussi à gérer la différence entre être un personnage et être soi-même en dehors de ses heures de taf sans pour autant faire de Ralph un cliché de méchant qui change du tout au tout ou trop facilement, ça c’est cool. En plus certains de ses dialogues avec Vanellope font vraiment sourire, donc franchement j’aurais du mal à oublier un Donkey Kong bis aussi attachant. Et pour revenir à sa co-équipière, ajoutons à ce grand gaillard une gamine pas plus grande qu’une pomme, chipie et de bon humeur en plus d’être une surexcitée (tout le contraire de Ralph) en la personne de Vanellope Von Schweetz. Personnellement, j’adore son Design, une gamine aux apparences de garçon manqué avec des sucreries dans les cheveux dans un univers de sucrerie à la Mario Kart, fallait y penser. Et ses enfantillages avec Ralph amènent pas mal de bon sourire, mais surtout Disney en profite pour lier étroitement les deux personnages et en faire deux opposés que tout rapproche : Spoiler: l’un étant rejeté de son propre jeu à cause de son rôle, l’autre rejetée pour être une erreur informatique qui n’a pas sa place dans ce qui est également son propre jeu (à moins que). De même, on prend très rapidement cette petite en sympathie, et pour ma part sa joie et son exubérance m’ont vraiment mit de bon humeur. Donc, avec deux personnages principaux terriblement solides, est-ce qu’on peut ajouter quelque chose de mieux ? Et bien, on a justement Félix Fixe Junior, le Mario à la Disney et le vrai héros du jeu de Ralph, mais avec une version neuneu pourtant bien sympathique de ce héros à moustache ici sans moustache sans oublier un côté plombier pour la référence à notre italien japonais (ça veut rien dire et je m’en fous). Ajoutez à ce jeune réparateur adoré de tous la sergente Calhoun Spoiler: avec un backstory aussi dramatique que drôle et vous aurez là un duo aussi invraisemblable que charmant. On pourra juste regretter une chose, que Disney ne tente pas exploiter davantage Spoiler: la situation de rejet dans lequel se retrouvera Félix une fois aux cachocolats parce que, le fait de voir le héros du jeu de Ralph être à son tour en situation semblable aurait pu lui donner plus de matière mais c’est trop rapidement réglé pour que l’on se sente concerné par l’épreuve (si on peut appeler ça ainsi) que traverse Félix. Mais si lui et Calhoun n’ont pas un traitement semblable à nos deux héros, chacun reste très sympathique dans leur manière d’être et leur petite histoire d’amour est tellement drôle qu’on aura du mal à ne pas sourire pour eux. Par contre, je trouve très regrettable que le méchant, Spoiler: en la personne de Sa Sucrerie, ne soit au final pas plus marquant que nos autres personnages. Alors qu’il y avait matière à le rendre touchant ou même tout simplement drôle : Spoiler: étant autrefois connu sous le nom de Turbo, un héros d’un autre jeu d’arcade, il s’est vite vu délaissé par les joueurs par un autre jeu de course et en est devenu jaloux au point de boycotter son jeu pour s’incruster dans celui qui lui avait volé sa popularité, en provoquant la fermeture de deux jeu d’arcade à la fois. Jusqu’à ce qu’on apprenne finalement qu’il a survécu et a boycotter un autre jeu afin de retrouver cette même popularité. En soi ce n’est pas du tout de mauvaises bases, et si je dois le comparer à Yokai du Disney de 2015, il a même un temps d’apparition plus important… mais le film ne prend jamais l’occasion de le rendre plus intéressant, j’irais pas jusqu’à dire qu’il en devient oubliable mais on est très loin du traitement des principaux protagonistes. Pour le reste, on a les habitants de l’immeuble de Ralph, les gamines de Sugar Rush, une boule de chewing-gum, et enfin : les nombreux caméos de jeux vidéos auxquels Disney se permet de rendre hommage à de nombreuses reprises à des jeux vidéos rétro existant réellement, mais j’y reviendrais d’ici quelques lignes. Donc en clair, si le méchant ne convainc pas, Ralph et Vanellope ont un traitement largement suffisant pour qu’on ait envie de s’attacher à eux et de les voir réussir ce qu’ils entreprennent et Félix ainsi que Calhoun assurent également de nombreux sourire de leur côté. Au doublage français, on retrouve une nouvelle fois Donald Reginoux (un habitué maintenant chez Disney pour les doublages que ça soit en animation ou en film) qui fait un excellent boulot en Félix, surtout quand il va dans les aigus. Dorothée Pousséo est géniale comme toujours, nerveuse et ultra énergique ce qui va parfaitement avec le caractère de Vanellope, j’aimerais d’ailleurs la voir doubler pour un nouveau Disney un de ces 4. Xavier Fagnon était également très investi, alors que j’avais pas apprécié son doublage pour Sullivan dans Monstres Academy (personne ne remplace Jacques Frantz), ici ça passe beaucoup mieux. Isabelle Desplantes, Benoît Brière et le reste des comédiens de doublage faisaient également très bien leur travail. A la musique, Henry Jackman qui signait sa deuxième collaboration chez Disney après Winnie l’ourson, reprend une nouvelle fois du service chez les studios de Mickey. J’avais beau ne pas avoir de thème en particulier en tête à la fin du visionnage, sa musique est loin d’être désagréable à entendre, que ça soit pour le ton des jeux vidéos bien rétro chez Ralph, des jeux en haute définition chez Hero’s Duty (sympa l’allusion à Call Of Duty) ou dans l’univers tout mignon et bien rose bonbon de Sugar Rush. On a aussi le droit à un placement de Shut Up and Drive de Rihanna placé au bon moment, à la bonne scène, ça n’est pas aussi cool qu’Immortals de Fall out Boys dans Les Nouveaux Héros mais au moins contrairement à En Route (que de BON souvenir) ça ne cherche pas à promouvoir un album de l’artiste et le choix musical est logique avec le propos de la scène. Mais j’ai un gros faible pour le travail fait sur l’animation et l’univers vidéoludique développé par Disney avec tout ce que l’histoire autour du gaming peut nous proposer, parce que le jeu vidéo ça date quand même de la fin des 50’s et depuis on en a vue défiler des masses des jeux. Disney a eu l’idée intelligente de donner une animation différente et des textures différentes entre les différentes générations de personnage de jeux vidéo qui se rencontrent : un style rétro et plus carré pour Ralph et les personnages de son jeu, en haute définition pour les jeux moderne avec des formes triangulaires, et des formes plus arrondis pour ceux de Sugar Rush. De plus, Disney se fait plaisir avec les caméos dans la première partie pour ce qui est de leur hommage aux jeux vidéos les plus populaires. Alors première question : vous avez joué au moins une fois à Street Fighter ? Super Mario Bros ? Sonic the Hedgehog ? Pac Man ou encore Solid Snake ? Et bien vous allez être content, chaque jeu à le droit à son petit hommage avec l’apparition de l’un de leurs protagonistes dans des situations bien différentes de ce que à quoi on s’imaginer dans leur propre jeu. La fameuse scène dans la bande-annonce n’est autre Spoiler: qu’une parodie (très amusante) des alcooliques anonymes reconvertis ici en réunion des méchants anonyme ou l’on voit Zangief expliquer la morale même du film à Ralph (oui messieurs/dames, le tas de muscle de Street Fighter) et d’autres méchants iconique comme Bowser, Robotnik, le fantôme de Pac-Man président la réunion (avec la grosse voix de Patrick Béthune en plus dans la VF). Et niveau caméo, Disney se lâche : Spoiler:

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Ralph est le méchant du jeu vidéo d’arcade Répare-le, Félix !. Depuis 30 ans, à chaque partie, il détruit le même immeuble et menace ses habitants avant que Félix n’apparaisse et répare le bâtiment avec son marteau magique. Mais avec toutes ces années et le manque de considération des autres personnages du jeu, Ralph en a assez. Après avoir participé à une réunion des “Méchants anonymes” (version dérivée des Alcooliques anonymes), le gentil méchant décide de se mettre en quête d’une médaille de héros pour passer du bon côté de la barrière.
Pour cela, il part dans un autre jeu d’arcade, caché sous l’uniforme de combat d’un soldat. Il parvient à obtenir la médaille convoitée, mais se retrouve dans un jet qu’il ne parvient pas à contrôler, ce qui l’emmène dans un troisième jeu, un jeu de course appelé Sugar Rush. Son jet s’y crashe, la créature monstrueuse qui l’avait attaqué disparaît dans une mare sirupeuse, et Ralph fait la connaissance d’une petite fille, surnommée “l’anomalie”, Vanellope von Schweetz. Il va progressivement s’apercevoir que cette fillette rejetée par les autres personnages de son jeu et lui ont des choses en commun.

Note de l’Auteur

[rating:7/10]

Date de sortie : 5 décembre 2012
Réalisé par Rich Moore
Film américain
Avec John C. Reilly / François-Xavier Demaison (voix VO/VF), Sarah Silverman / Dorothée Pousséo (voix VO/VF), Jack McBrayer / Donald Reignoux (voix VO/VF), Jane Lynch / Isabelle Desplantes (voix VO/VF), Ed O’Neill / Patrice Melennec (voix VO/VF)
Durée : 1h41min
Titre original : Wreck-it Ralph
Bande-Annonce :

Le Disney de Noël, c’est une tradition, un peu comme le sapin décoré ou la dinde : ça annonce les fêtes de fin d’année et souvent on se plait à retomber en enfance, ou tout du moins à profiter d’un moment “familial”. La thématique de ce nouveau film d’animation, lorgnant à nouveau vers du Pixar désormais bien digéré, est faite pour séduire les geeks ou les jeunes parents dont l’enfance a été bercée par les jeux vidéos 8 et 16 bits des consoles des années 80. On pourra reprocher un opportunisme certain au film mais les influences sont assez bien digérées et l’utilisation des guest-stars comme des références ou hommages est très réussie.

Les codes du jeu vidéo sont ici utilisés au service d’une histoire somme toute très Disney-ienne à mi-chemin entre récit initiatique et aventure humoristique. Les héros parcourent des univers vidéoludiques “canoniques” très variés (plate-formes, FPS, course…) et très bien conçus pour ce long-métrage : aucun loupé dans les décors foisonnants ou les (très nombreux) personnages ! De même, l’humour du film est extrêmement présent et semble plus digne des Pixar Toy Story ou Monstres et Cie que des films Disney traditionnels.

On reconnait à Les Mondes de Ralph la patte Disney-Pixar, c’est évident et c’est d’ores-et-déjà gage de qualité technique mais malheureusement on finit par verser dans du trop classique.

Toutefois, si le graphisme et l’animation de qualité est au rendez-vous et que le film est très agréable dans l’ensemble, il manque cruellement de surprise ! Le thème ne se prête pas à la féérie et aucune trouvaille réellement inédite ne vient égayer un scénario un peu trop convenu. Attention, cela ne veut pas dire que Les Mondes de Ralph est un mauvais film, mais il restera assez mineur une fois les références aux jeux vidéos digérées. Je me demande d’ailleurs comment un non-initié à cet univers accueillera le film tant il se repose sur cet héritage des années 80.

On reconnait à Les Mondes de Ralph la patte Disney-Pixar, c’est évident et c’est d’ores-et-déjà gage de qualité technique. On ne s’ennuie pas et on sourit souvent mais malheureusement on finit par verser dans du trop classique (paradoxalement pour un sujet assez inédit pour la firme) : l’émerveillement est limité, l’originalité peu présente… Il s’agit d’un bon moment familial mais très loin du chef d’oeuvre, auquel j’ai même préféré le film Dreamworks Les Cinq Légendes sorti une semaine auparavant…

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